Rencontre entre Le Choix et la municipalité de Roubaix
Mardi 20 octobre 2026 à la mairie de Roubaix
Autour d’Isabelle Vanspeybroeck, adhérente et élue de Roubaix, étaient présents cinq élus dont quatre en lien avec les sujets de la santé et des personnes âgées, la directrice du service Santé et Handicap et un élu concerné par les questions environnementales intéressé par le sujet.
De notre côté, nous étions six de Roubaix et Métropole.
Après un tour de table, nous avons écouté les élus présenter leurs ambitions et initiatives en abordant les questions de fin de vie et de grand âge :
L’association pour la « Dignité de la personne âgée », prévoit des visites en gériatrie et l’idée de créer une structure en marge des EHPAD.
Existence d’un médiateur « numérique ». La fracture numérique est un sujet pris en compte par les élus, de même les écrivains publics maintenus dans les Comités de quartier, (une particularité de Roubaix, ces comités sont élus par les habitants).
La question de la précarité d’une partie importante des Roubaisiens, c’est la ville la plus pauvre de France, se pose bien entendu en termes d’aides possibles de la municipalité. Les réponses apportées par les familles des communautés essentiellement maghrébines et africaines sont un exemple de solidarité à soutenir.
Les élus déplorent l’état financier de la mairie et en particulier du CCAS qui gérait 3 établissements pour personnes âgées et n’en garde aujourd’hui plus qu’un. Les 2 autres sont désormais sous statut associatif privé.
L’ambition de la ville est de permettre à chaque Roubaisien d’avoir un médecin traitant.
En projet pour 2027, développer les évènements en partenariat avec le monde associatif, comme l’association « Changeons le regard sur la mort ».
Nous avons présenté l’association Le Choix et ce qui nous distingue des 2 autres associations- cousines ADMD et Ultime Liberté : le rôle des médecins et notre vision d’une médecine du 21è siècle, pour faire court, en mode «médecins/patients partenaires», qui dépasse le seul sujet de la fin de vie.
Nous avons exposé les 2 modèles d’aide médicale à mourir qui s’offrent à nous en Europe : le belge et le suisse, en distinguant les cadres réglementaires et juridiques des modes opératoires, ce qui permet de comprendre les choix du gouvernement français.
Nous avons présenté les 2 lois françaises promulguées cet été et la limite de la loi sur l’aide à mourir. Des échanges ont suivi sur l’opposition Euthanasie et Soins palliatifs, nous avons rappelé notre position : aucune incompatibilité ne devrait exister entre les 2 approches de la fin de vie. L’opposition ne vient pas de nous, mais bien de mouvements conservateurs comme la SFAP en France. Nous avons rappelé que cette opposition n’existe pas en Belgique.
Un échange important a porté sur la SPCJD (Sédation profonde et continue jusqu’au décès…). Nous avons précisé la position des médecins du Choix, qui s’opposent à l’arrêt de l’hydratation, inutile et cruel, comme la durée inutilement longue du processus mortel. Beaucoup de témoignages leur donnent raison.
Nous avons confirmé la poursuite de notre action pour faire appliquer la loi et la faire évoluer mais aussi notre rôle dans l’accompagnement des personnes pour lesquelles il sera nécessaire de continuer à se tourner vers la Belgique et la Suisse.
Pour finir nous avons abordé les collaborations possibles, les permanences d’aide à la rédaction de directives anticipées et le choix d’une personne de confiance. Cette aide ne peut être attendue des écrivains publics dont le rôle est strictement d’apporter une aide à la rédaction à des personnes maîtrisant mal ou pas l’écrit.
Nous avons parlé des droits des patients méconnus et de la prochaine publication d’un livret sur le sujet, que nous pourrions venir présenter.








