45 personnes sont présentes, dont certains membres du groupe ami et voisin : “Le Ségala”
I- Intervention de Nathalie Andrews, coprésidente du Choix
La discussion de la loi sur la fin de vie connaît des retards et des blocages significatifs, dans un contexte de fortes oppositions politiques. Les divergences entre le Sénat et l’Assemblée nationale laissent présager une issue incertaine et possiblement restrictive, éloignée des attentes exprimées par de nombreux citoyens.
Plusieurs stratégies d’obstruction (amendements, reports) ralentissent l’avancée du texte. Dans ce contexte, la responsabilité des pouvoirs publics est engagée pour garantir un débat abouti et permettre une décision dans des délais raisonnables, sans vider le projet de sa portée.
Les positions très éloignées actuellement des deux assemblées sur l’aide à mourir rendent peu vraisemblable qu’une commission mixte paritaire parvienne à un accord sur ce dernier texte. L’Assemblée nationale aura donc sans doute vocation à se prononcer en dernière lecture, ce qui suppose, pour que ce vote intervienne d’ici l’été 2026, que le gouvernement utilise sa maîtrise de l’ordre du jour des assemblées pour permettre un rythme rapide des votes à intervenir jusque-là.
Il est essentiel que citoyens et associations ne relâchent pas la pression sur les députés.
Face à ces difficultés, l’association poursuit et renforce ses actions de plaidoyer auprès des parlementaires (courriers, interpellations). Il est rappelé l’importance de maintenir une mobilisation active des adhérents et des citoyens afin de peser sur les décisions à venir.
Quelques phrases choc seront envoyées aux députés :
- Ici et pas ailleurs, dès demain et pas dans 10 ans, vos concitoyens souhaitent pouvoir mourir en France dans le respect de leur choix !
- Des femmes et des hommes mettent leur dernier espoir dans votre vote… Ne les décevez pas !
- Seuls comptent ces citoyens et citoyennes malades. Par votre vote positif vous pouvez leur redonner espoir !
- Non, l’aide à mourir n’est pas une invention de personnes bien portantes, mais le constat de citoyens engagés au sein d’associations qui côtoient au quotidien des compatriotes qui n’en peuvent plus !
L’association reçoit chaque année un nombre important de sollicitations, souvent dans des situations de grande détresse. Elle assure un accompagnement complet : écoute, information, soutien, et, si nécessaire, orientation vers des pays voisins où l’aide à mourir est autorisée. Cet engagement repose sur une présence humaine forte, jusqu’aux derniers moments. Nathalie a assuré personnellement de nombreux accompagnements soit en Belgique soit en Suisse.
Des affaires judiciaires récentes comme le procès de Bernard Senet et des adhérents d’Ultime Liberté, soulignent les risques encourus par les accompagnants et l’absence d’un cadre légal adapté. Cette situation renforce la nécessité d’une évolution législative claire et protectrice.
Il est rappelé l’importance des directives anticipées et de la désignation d’une personne de confiance. Des outils complémentaires, comme le pendentif de non-réanimation, sont proposés pour permettre à chacun de faire respecter ses volontés.
Partant du principe qu’en France, comme dans d’autres pays, le refus de réanimation fait partie de ce que l’on peut exiger. Le Choix propose aux adhérents l’achat d’ un pendentif de non-réanimation. Pour être utile, la sagesse est de le porter au quotidien, il est très léger et ne présente aucun risque d’allergie. Il faut le signaler à notre personne de confiance, l’inscrire dans nos D.A. et en parler au personnel soignant.
On peut le commander sur le site du “Choix”. Pour cela entrez : “choisirmafindevie” dans le moteur de recherche. Vous trouverez facilement toutes les indications utiles.
La conclusion de Nathalie : “Est-ce trop demander que les malades sans espoir de guérison, les personnes de grand âge souffrant de polypathologies invalidantes, aient droit à bénéficier d’une loi d’humanité qui leur donne enfin la possibilité de faire un choix de fin de vie et que celui-ci soit respecté ? L’an dernier, plus de 650 000 femmes et hommes sont morts en France. La mort est le dernier acte de votre vie, de ma vie, et nul ne devrait pouvoir décider à notre place ! “
De nombreuses questions lui sont ensuite posées par les personnes présentes sur le fonctionnement des accompagnements à l’étranger, leur différence, les formalités pour s’inscrire, le rôle du psychiatre dans l’acceptation des dossiers etc. Elle donne toutes informations utiles et détaillées sur le mode de fonctionnement de chaque pays et des différentes associations suisses. Elle insiste sur le rôle de la commission médicale du Choix, projet essentiel, tant pour aider des personnes malades que pour travailler à la future formation des soignants qui accepteront de pratiquer l’aide médicale à mourir. Actuellement, une trentaine de personnes, médecins, infirmiers, psychologues et autres bénévoles… la constituent.
II- Compte-rendu des Fonds recueillis pour Bernard Senet
Aline Grimbert fait un compte-rendu des fonds recueillis pour l’aide au docteur Bernard Senet, dons qui ont servi à prendre en charge tous les frais de justice y afférents. La majorité des adhérents a préféré ne pas être remboursés de leur part de l’excédent des sommes recueillies, et laisser cette part au bénéfice de l’Association.
III- Directives Anticipées
Claire Labrèque propose d’organiser un atelier sur les directives anticipées et demande aux personnes qui souhaitent trouver une personne de confiance ou qui sont intéressées par la tenue d’un atelier, de s’inscrire auprès de Régine Berrivin, dans le but de poursuivre le projet initial de Nathalie qui est d’avoir pour Le Choix un vivier de personnes de confiance qui seraient prêtes à accepter de le devenir et formées pour cela. Il est impératif que la proximité géographique le permette.
Discussion sur les directives anticipées : Presque toutes les personnes présentes les ont rédigées, mais elles souhaitent avoir des détails, par exemple sur la validité des divers documents disponibles, sur leur utilisation dans la pratique médicale actuelle et sur les cas particuliers qui entravent leur exécution.
IV- Fête des Associations
“Terre Cathare” est inscrite à la Fête des Associations qui aura lieu le samedi 13 juin prochain sur la place du Capitole.
Les bénévoles qui veulent bien aider à tenir le stand peuvent s’inscrire auprès de Régine à la sortie de la réunion.
Tous les points de l’ordre du jour prévus ayant été traités, bien que dans le désordre, à 16h15, le moment est venu des entretiens particuliers qui vont se poursuivre entre les personnes présentes et la fin de la réunion jusque vers 17h.







