Beaucoup de personnes se retrouveraient livrées à elles-mêmes face à cette décision et de nombreux professionnels de santé ne connaîtraient pas suffisamment la loi, tel était le constat dressé à la Chambre.
La ministre de la Santé, Martine Deprez, a annoncé lors de l’heure d’actualité qu’elle allait soumettre une consultation sur la fin de vie à la Commission de nomenclature.
Journaliste source : VIRGULE -Luxembourg – 30/04/2026
Afin de débattre du huitième rapport de la Commission nationale de contrôle et d’évaluation sur l’euthanasie et l’assistance au suicide, publié en octobre 2025, et des questions qui en découlent, le groupe parlementaire LSAP avait demandé jeudi 29 avril une heure d’actualité à la Chambre.
Le LSAP avait préparé deux motions à ce sujet, en collaboration avec déi Gréng et déi Lénk. « Les débats d’il y a plus de 15 ans ont été intenses; aujourd’hui, nous constatons que les systèmes fonctionnent globalement bien. Mais il faut aussi voir les nuances », a expliqué la députée LSAP Paulette Lenert.
Le rapport de la commission nationale ainsi que le Plan national de fin de vie et de soins palliatifs (2023-2026) auraient mis en évidence que l’accès à l’information de la population était insuffisant et que de nombreux médecins ne disposaient pas de connaissances suffisantes et auraient besoin de formations continues. De plus, ils auraient le droit de ne pas accéder au souhait du patient de choisir lui-même la fin de sa vie, ce qui devrait toutefois s’accompagner de l’obligation de l’orienter vers un autre médecin.
La deuxième motion portait sur certains groupes sociaux. Comment traiter, par exemple, les personnes atteintes de démence qui ne sont plus en mesure d’exprimer clairement leur volonté à ce moment-là? « Et qu’en est-il des mineurs ? Chez nous, l’euthanasie est limitée aux adultes, tandis qu’en Belgique et aux Pays-Bas, elle est interprétée de manière plus large. Nous devons y réfléchir. Nous le devons aux jeunes ! » Elle a ensuite évoqué les personnes âgées qui souhaitent mettre fin à leurs jours. « Je suis convaincue que nous devrions mettre en place une convention citoyenne, comme en France, pour discuter de ces questions de société. »
Je mets en garde contre le risque d’oublier, dans ce débat, qu’il n’y a pas qu’une seule voie.Martine Deprez – Ministre de la Santé
Françoise Kemp (CSV) a souligné de manière générale l’importance de l’accès à l’information. « Non seulement en cas d’euthanasie, mais aussi en matière de soins palliatifs, chacun doit savoir ce qu’ils peuvent apporter. C’est la seule façon pour le patient de prendre une décision éclairée. » Carole Hartmann (DP) a fait remarquer que l’accord de coalition prévoyait la désignation d’une personne de référence dans les hôpitaux, afin que les patients sachent à qui s’adresser. Tout comme Marc Baum (déi Lénk), elle a demandé l’introduction d’une tarification pour l’euthanasie, ce qui aurait un caractère symbolique dans la mesure où cela permettrait de la reconnaître comme une prestation médicale.
Une population inquiète
Alexandra Schoos (ADR) a estimé que la priorité ne devait pas être l’accès à l’euthanasie, mais aux soins palliatifs. «Nous devons faire attention: une personne âgée, peut-être seule, ne veut être un fardeau pour personne», a-t-elle déclaré.
Djuna Bernard (déi Gréng), Sven Clement (Piraten) et Marc Baum (déi Lénk) ont également déploré le manque d’accès à l’information, estimant que trop de personnes et de professionnels de santé ne connaissaient pas suffisamment la loi.
La ministre de la Santé, Martine Deprez (CSV), a mis en garde contre le risque d’oublier, dans ce débat, qu’il n’y a pas qu’une seule voie possible, mais que le Luxembourg a également mis en place un vaste réseau de nombreux services en matière de soins palliatifs. La loi sur l’euthanasie et le cadre légal des soins palliatifs forment ensemble un cadre dans lequel chacun peut se retrouver.
Martine Deprez a annoncé son intention de présenter une «consultation fin de vie» à la Commission de nomenclature. «Il ne s’agit donc ni d’une consultation sur l’euthanasie ni d’une consultation sur les soins palliatifs, mais d’une consultation sur la fin de vie, afin que chaque personne connaisse ses options, car ces deux cadres juridiques ne fonctionnent qu’ensemble.» La brochure «Ma volonté en fin de vie» est actuellement en cours de révision.
Les deux motions ont été rejetées par 21 voix pour et 38 voix contre. Paulette Lenert a qualifié ce vote de «moment triste», précédé d’une discussion respectueuse, et a mis en garde contre une population extrêmement déstabilisée.
Cet article a été publié initialement sur le site du Luxemburger Wort. Il a été traduit à l’aide d’outils d’intelligence artificielle qui apprennent à partir de données issues de traductions humaines, puis vérifié par Megane Kambala.








