Madame la Députée,
Dans le Figaro du 12 juin 2026 je viens de lire un article dans lequel vous dites :
« La députée LR Justine Gruet, opposée au texte sur la fin de vie, répond que « le problème » est plutôt « la précipitation » du gouvernement à vouloir avancer sur certains sujets comme l’aide à mourir « sans avoir une forme d’unanimité ». « Je n’ai pas l’impression que cela fasse partie des préoccupations des Français. Je ne sais pas comment cela peut être perçu par l’opinion que le texte qu’on arrive à voter dans une telle actualité soit celui-là », critique-t-elle. »
Que vous soyez opposée à ce projet sur la fin de vie vous concerne et chaque citoyen est libre de son opinion.
J’espère que vous ne vous trouverez jamais à titre personnel, ou pour un proche, confrontée à une terrible situation de pathologie incurable. Pour rappel qu’a fait Mme Paulette Guinchard, une fois la maladie venue ? Elle qui était opposée, est partie mourir en Suisse !
Par contre, il n’y a nulle « précipitation », puisque depuis 40 ans cette demande des Français est constante, que ce soit lors de sondages, lors des contacts établis par ces mêmes citoyens avec des associations françaises, des médecins belges, ou des associations suisses. L’opinion publique est donc prête et attend le vote d’une loi leur permettant d’attendre pour espérer obtenir une SPCJD comme cela est le cas actuellement.
Les associations françaises, comme Le Choix, se battent autant pour le vote de cette loi que pour le développement des soins palliatifs…et qu’enfin nos compatriotes puissent choisir en toute liberté et sérénité leur fin de vie et libre à ceux qui le souhaitent d’endurer une maladie longue et sans espoir avec toute l’aide nécessaire.
Que les opposants se rassurent, une fois la loi votée, nul ne sera obligé d’en faire la demande. Le projet de loi actuellement en discussion, s’il permet d’espérer une aide à mourir, sera loin d’égaler en respect de la personne ce qui existe depuis de nombreuses années dans différents pays étrangers, sans entrainer quelque dérive que ce soit !
Veuillez agréer, Madame la Députée, l’assurance de ma haute considération.
Nathalie Andrews








