Un médecin vauclusien qui aidait ses patients condamnés à mourir sera jugé à partir du 15 septembre
Par Maëlys PONGE – La Provence
Le Dr Bernard Senet, qui a exercé en tant que médecin généraliste pendant près de 40 ans à Velleron, se tiendra à la barre du tribunal correctionnel de Paris, du 15 septembre au 9 octobre. Il sera jugé pour délit d’importation de penthotal (anesthésiste illégal) utilisé pour aider certains de ses patients à mourir.
Assis sur son canapé orange, dans sa maison de Velleron qu’il habite depuis près de 50 ans, le Dr Bernard Senet a l’air serein. Il sera pourtant jugé, dès le lundi 15 septembre et jusqu’au 9 octobre, pour complicité du délit d’importation illicite de penthotal (un anesthésique interdit en France), au tribunal correctionnel de Paris.
Le médecin vauclusien ne nie pas avoir utilisé ce produit afin d’aider ses patients à mourir, il assume ce choix. Depuis 40 ans, Bernard Senet plaide pour la légalisation de l’aide médicalisée à mourir. « Elle a toujours existé, on le faisait déjà quand j’étais étudiant en médecine à la Pitié Salpêtrière à Paris, dans les années 70« , plaide-t-il. Ce combat, il le mène depuis qu’il a aidé sa toute jeune patiente Valérie, âgée de 12 ans et atteinte d’un cancer, à mourir, en 1982.
Dans les années 90, il ouvre, avec un collègue médecin, les premiers lits de soins palliatifs à l’hôpital de L’Isle-sur-la-Sorgue, puis à Vaison-la-Romaine.
Une vaste enquête menée
En 40 ans d’exercice, le Dr Senet n’a jamais été embêté par l’Ordre des médecins ou par les familles concernant cette pratique de l’aide à mourir. C’est un coup de malchance qui l’a entraîné dans ce tourbil…
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Comment peut on le défendre collectivement ?
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