A l’invitation de l’association « Générations 13 » et de Mme Gilberte Brion (coreprésentante du Choix 94), 80 personnes étaient venues fort intéressées par le thème de la réunion.
Une bombe de la seconde guerre mondiale, gelant tout trafic ferroviaire pour arriver à Paris, avait empêché le Dr Yves de Locht (texte joint au bas de cet article) de nous rejoindre. Fort heureusement, et nous l’en remercions, le Dre Françoise Bergeron, membre de la commission médicale du Choix, a pu relayer la parole de son confrère belge et répondu à de nombreuses questions. Elle a également lu la très belle lettre d’une mère dont le fils était parti l’an dernier en Belgique.
Mme Annie Wallet coprésidente du Choix était également présente.
Mme Nathalie Andrews a proposé quelques pistes expliquant pourquoi la France n’avait toujours pas une loi permettant de faire un choix de fin de vie, puis a évoqué ce qui existait déjà dans quelques pays d’Europe, d’Amérique ou d’Australie…
La question des directives anticipées a été évoquée…Pourquoi moins de 20% des Français les ont-ils remplies et pourquoi si peu de gens évoquent leur fin de vie à leurs proches ou à leur médecin ! Pour rappel, au Choix une place importante est réservée à l’aide à remplir ces documents, tout comme un « vivier de personnes de confiance » est en cours de création, puisqu’une des raisons évoquées pour ne pas rédiger de D.A est la crainte de ne pas trouver une personne de confiance. En 2024, un jeu de cartes a été créé qui permet d’évoquer de façon ludique les questions en rapport avec nos volontés et nos refus (directives anticipées, législation, refus et volontés en fin de vie…). Jeu qui peut être acheté et utilisé en Ehpad ou résidence séniore, ou lors de réunions sur les directives anticipées, par exemple !
Nous aidons régulièrement des personnes dans des situations de santé difficile et n’ayant d’autre solution que de s’expatrier pour bien mourir à également monter un dossier et certains de nos volontaires ou membres de la commission médicale les accompagnent en Suisse ou en Belgique.
Pour Nathalie Andrews, la personne à écouter est le demandeur qui se trouve dans une situation médicale sans issue, à cause d’une affection accidentelle ou une pathologie grave et incurable. C’est lui qui doit être au centre et, quel que soit son choix, il devrait être entendu et respecté dans notre pays dont la devise est Liberté, Égalité, Fraternité !
Le temps a manqué pour entendre certaines questions et évoquer, entre autres, le coût d’un départ choisi en Suisse ou en Belgique. Toutefois, Le Choix reste à la disposition de chacun par téléphone ou par courriel pour répondre.
Un verre de l’amitié a été offert, permettant à certains des échanges plus intimes.
Texte de l’intervention d’Yves de Locht :









